Rencontre avec Manon Ginoux à l'occasion de la parution de sa dark romance "Face off"
- Plumes de Marmotte Éditions

- 6 janv.
- 3 min de lecture
À l'occasion de la sortie de son nouveau roman Face Off #1, une dark romance haletante entre glace, mafia et tension brûlante, Manon Ginoux nous ouvre les portes de son univers. Inspirations, personnages, émotions fortes et secrets bien gardés… Plongez dans les coulisses de cette duologie aussi addictive que percutante.
Pourquoi avoir choisi le hockey sur glace comme décor ?
Manon Ginoux : J’ai découvert le hockey sur glace en allant voir un match à Valence avec mon conjoint. L’intensité, la vitesse et la violence contenue de ce sport m’ont immédiatement marquée. J’y ai retrouvé une énergie brute qui faisait écho aux thèmes que je voulais explorer.
Le hockey est peu représenté en France, alors qu’il offre un décor puissant, chargé de tension, de dépassement et de rapports de force. Il était le cadre idéal pour parler de personnages cabossés, en lutte contre eux-mêmes, cherchant leur place dans un collectif.
Le roman commence avec une héroïne en fuite. Quelle place occupe le thème de la survie dans ton écriture ?
Manon Ginoux : La survie est au cœur de mon écriture. Théa doit survivre à plusieurs niveaux : à la menace que représente Jules, à un environnement social nouveau dont elle ne maîtrise pas les codes, mais surtout à ce qui se passe à l’intérieur d’elle. Ses pensées, ses souvenirs et ses réflexes de protection sont souvent ses ennemis les plus violents.
Écrire cette histoire, c’est explorer ce combat intérieur permanent : apprendre à respirer, à rester debout, à exister malgré la peur. La survie n’est pas seulement physique, elle est mentale et émotionnelle.
Comment décrirais-tu Nate Flores en quelques mots ? Et pourquoi ce type de dynamique avec Théa ?
Manon Ginoux : Nate est quelqu’un de frontal, exigeant, presque rude, mais profondément marqué par son passé. Comme Théa, il porte des blessures qu’il ne verbalise pas. Leur dynamique repose sur cette compréhension silencieuse : deux tempéraments forts, deux survivants, capables à la fois de se heurter violemment et de se soutenir sans mots. Ce qui m’intéressait, c’était d’explorer jusqu’où leurs ressemblances pouvaient créer du conflit, et jusqu’où leurs différences pouvaient, au contraire, les compléter.
Tu as opté pour un trope "Enemies to lovers". Qu'est-ce que tu aimes dans cette tension-là ?
Manon Ginoux : Ce que j’aime dans le trope "enemies to lovers", c’est la lenteur de la tension. Elle ne passe pas par de grandes déclarations, mais par les silences, les regards, les maladresses. Nate et Théa n’ont jamais appris à aimer : ils avancent à tâtons, se trompent, se heurtent, puis évoluent doucement.
Ce sont deux personnages abîmés, qui ne cherchent pas à se sauver mais finissent, malgré eux, par se réparer mutuellement. Leur lien se construit dans la friction autant que dans la confiance.
Y a-t-il une scène ou un chapitre que tu as trouvé particulièrement difficile à écrire ? Pourquoi ?
Manon Ginoux : Le dernier chapitre du tome 1 a été le plus difficile à écrire. La souffrance que traverse Théa y est autant psychologique que physique, et elle concentre tout ce qu’elle tentait de fuir depuis le début du récit. Après avoir commencé à baisser la garde, à s’autoriser un semblant de stabilité, son passé revient la frapper de plein fouet.
Si tu devais définir Face Off en 3 mots, ce serait ?
Manon Ginoux : Trouver sa place, se réparer, exister.
Découvrez le 1er volet de cette duologie ici












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